Calcul d’augmentation de salaire 2026
Indiquez votre salaire et le pourcentage d’augmentation : le calculateur vous donne le gain réel en net, par mois et par an. Parce qu’une hausse se négocie sur le brut, mais se vit en net.
au lieu de 1 979 € aujourd’hui — soit 99 € net de plus par mois.
Net avant impôt, statut non-cadre, hors mutuelle et prévoyance d’entreprise. Calcul basé sur les taux de cotisations URSSAF 2026.
Combien demander : les fourchettes d’augmentation réalistes
Avant de poser un chiffre, calibrez votre demande sur ce que le marché valide réellement. Une augmentation ne se justifie pas par vos besoins personnels, mais par votre valeur et le contexte. Voici les ordres de grandeur en 2026 :
- Suivre l’inflation (1 à 3 %) — le minimum pour ne pas perdre de pouvoir d’achat. C’est une revalorisation, pas une vraie progression : ne vous en contentez pas si vous avez performé.
- Performance ou entretien annuel (3 à 6 %) — la fourchette standard quand vos résultats sont au rendez-vous. Documentez vos réussites chiffrées pour la défendre.
- Périmètre élargi ou promotion (8 à 15 %) — nouvelles responsabilités, management, expertise rare. Là, l’augmentation accompagne un changement de fonction.
- Changement de poste / d’entreprise (10 à 25 %) — le levier le plus puissant. Un recrutement externe permet souvent un saut que l’ancienneté en interne ne donnera jamais.
Règle simple : en interne, visez 3 à 10 % ; au-delà, c’est généralement un nouveau poste qu’il faut viser, pas une rallonge sur le fixe actuel.
Le piège brut vs net : ce que X % rapporte vraiment
C’est l’erreur que font presque tous les salariés : confondre le pourcentage brut et l’argent qui tombe sur le compte. Une augmentation de X % brut ne se traduit pas par X € net en plus. Une partie part en cotisations sociales (environ 21 à 23 % du brut). Le gain net en euros est donc toujours plus faible que le gain brut.
Pour un salaire de 2 500 € brut, voici ce que rapporte chaque palier — en brut, puis en net réel :
| Augmentation | Nouveau brut | Gain brut / mois | Gain net / mois | Gain net / an |
|---|---|---|---|---|
| 2 % | 2 550 € | 50 € | 40 € | 475 € |
| 3 % | 2 575 € | 75 € | 59 € | 712 € |
| 5 % | 2 625 € | 125 € | 99 € | 1 187 € |
| 10 % | 2 750 € | 250 € | 198 € | 2 375 € |
Base 2 500 € brut/mois, non-cadre, net avant impôt. Le prélèvement à la source réduira encore légèrement le net versé.
La leçon de négociation : raisonnez toujours en net annuel. Une augmentation qui paraît modeste en pourcentage (+5 %) représente vite plusieurs centaines d’euros nets par an — un argument concret à mettre sur la table.
Comment argumenter votre demande
Le montant compte, mais c’est la justification qui débloque le « oui ». Préparez votre demande comme un dossier, pas comme une faveur :
- Des résultats chiffrés. « J’ai fait progresser X de 30 % », « j’ai géré un budget de Y », « j’ai réduit Z de tant ». Les faits pèsent plus que les efforts.
- Le niveau du marché. Appuyez-vous sur les grilles et les offres comparables pour votre métier — un point d’ancrage objectif que l’employeur peut difficilement contester.
- Un périmètre qui a grandi. Nouvelles missions, encadrement, compétences rares acquises depuis votre dernier salaire fixé.
- Le bon timing. Après un succès visible, à l’entretien annuel, ou lors d’une prise de responsabilités. Préparez en amont plutôt que de réagir à chaud.
Et présentez une fourchette, jamais un chiffre unique : la borne basse reste acceptable pour vous, la borne haute donne de la marge à la discussion.
Pour aller plus loin
Cet outil calcule le gain. Pour transformer ce gain en accord, suivez la méthode complète :
- Négocier son salaire — la méthode brut/net pas à pas et les arguments qui marchent.
- Quel salaire demander — situez votre objectif selon votre profil et votre métier.
- Le simulateur brut en net — vérifiez à tout moment ce que vaut un brut donné en net.
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Évaluer mon salaire →Questions fréquentes
Comment calculer une augmentation de salaire en pourcentage ?
Multipliez votre salaire actuel par le pourcentage d’augmentation, puis ajoutez-le. Par exemple, 5 % de 2 500 € = 125 € : le nouveau brut est de 2 625 €. Le simulateur ci-dessus le fait automatiquement et, surtout, calcule le gain net réel, qui est ce qui compte vraiment pour votre pouvoir d’achat.
De combien augmenter son salaire est réaliste ?
En poste, une augmentation de 3 à 5 % est la norme lors d’un entretien annuel. Avec des résultats solides ou un périmètre élargi, 5 à 10 % se défend. Au-delà de 10 %, mieux vaut viser un changement de poste ou de fonction : c’est souvent le seul levier pour un vrai saut de rémunération.
Une augmentation de 5 % brut donne-t-elle 5 % de net en plus ?
Oui, en proportion : les cotisations étant un pourcentage du brut, le net augmente du même taux. Mais en euros, le gain net est plus faible que le gain brut, car une partie part en cotisations. Sur 2 500 € à +5 %, le gain est de 125 € brut mais d’environ 99 € net par mois.
Faut-il négocier son augmentation en brut ou en net ?
Négociez en brut annuel : c’est la référence de l’employeur et le chiffre du contrat. Mais préparez-vous en partant de votre objectif net. Le simulateur fait le pont entre les deux pour que vous sachiez exactement ce que la hausse vous rapporte chaque mois.
Que faire si l’augmentation du fixe est refusée ?
Négociez la rémunération globale : prime sur objectifs, intéressement, jours de télétravail, prise en charge de la mutuelle, formation, ou une clause de revoyure à 6 mois. Ces éléments ont une valeur réelle et débloquent souvent une discussion gelée sur le salaire fixe.